Donner des couleurs à l'obscurité...
Il faut d'abord distinguer les deux stades du handicap visuel que sont la cécité (acuité visuelle du meilleur oeil inférieure à 1/20 ème et/ou le champ visuel est inférieur à 20°) et la mal voyance.
Pour la cécité, la déficience visuelle se répercute d’abord sur les activités mettant en jeu la vision centrale (lecture, écriture, reconnaissance des visages, manipulation d'objets…) et sur les déplacements, surtout dans les environnements inconnus ou contenant des obstacles imprévus.
Seule une réadaptation reposant sur une exploitation des capacités visuelles résiduelles, si elles existent, et un long apprentissage des techniques de compensation par les autres sens permettent une insertion sociétale.
L'écriture Braille est également une voie d'intégration mais à ce jour, seuls 10% des mal ou non voyants savent le lire.
A cause de l'augmentation de l'espérance de vie et du vieillissement de la population, l'Organisation Mondiale de la Santé prévoit un doublement du nombre de déficients visuels dans les 25 prochaines années.
Pareillement, selon une étude officielle récente (1), plus d'un déficient visuel adulte sur deux a des difficultés pour se déplacer à l'extérieur et un déficient visuel sur quatre environ déclare des difficultés aux abords ou dans son lieu de vie.
L'auditeur en accessibilité Abitalis vérifiera que les informations nécéssaires au déplacement, à l'information et à la sécurité des personnes souffrant d'une déficience visuelle soient "lisibles" et reconnaissables, si ce n'est par l'oeil, du moins par les autres sens.
(1) Observatoire régional de la santé des Pays de la Loire - Juillet 2005